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Samedi 16 septembre, Best Western Plus Montreal Downtown-Hotel Europa, 1240 Drummond St, Montreal, QC H3G 1V7

Entrevue avec Sv Bell

Entrevue avec Sv Bell

Nous sommes fier de vous annoncer que Sv Bell sera des notre le 16 septembre prochain. SV Bell est est un homme très connu du milieu de l’horreur autant en tant que réalisateur (CRAWLER, THE NIGHT THEY RETURN), Bédéis (SILVER BLOOD, REAMLS OF FEAR) et sa chaine d’horreur internet Black Flag TV.

Voici une entrevue que nous avons réaliser avec SV, question de mieux le connaitre.

Tu es très polyvalent dans ce que tu fais. Peux-tu m’énumérer tes champs d’activités?

Je suis en effet pas mal touche-à-tout. Mon gagne-pain est le graphisme et l’illustration, mais je fais aussi de la bande dessinée et du cinéma. À travers les années, j’ai fait de la pub télé, de l’animation 3D, du rendu d’architecture, de la programmation web, et du développement d’applications mobiles iOS et Android. J’ai aussi été pressier offset et sérigraphe.155613_artist

Quelles sont tes formations professionnelles, et qu’est-ce qui t’a amené à faire ce que tu fais aujourd’hui?

Ma formation collégiale est en graphisme, et j’ai fait mon université en peinture. Tout le reste, j’ai appris ça « sur le tas », en travaillant dans des studios de production et en côtoyant des Screen Shot 2017-07-28 at 6.27.39 AMgens de diverses spécialités. Je suis une vraie éponge! J’ai pas mal fait le tour de la chaine de production graphique et publicitaire, mais j’ai jamais vraiment arrêté l’illustration. Aujourd’hui, c’est pas mal ça qui m’occupe, avec la bande dessinée.

Qu’est-ce qui a allumé ta passion pour l’horreur?

Je crois que j’ai toujours eu un penchant pour le domaine de l’horreur, d’aussi loin que je me souvienne. Difficile de dire à quel moment, quel élément a déclenché la passion. Mes tout premiers dessins, avant même que je commence la maternelle, tournaient déjà autour des vampires et des monstres. J’ai toujours aimé raconter des histoires, faire des mises en scène.

Quels sont tes artistes du moment préférés?

J’aime vraiment beaucoup de choses, c’est très varié. J’aime particulièrement les œuvres de Ashley Wood, Paul Lehr et Henri Lievens. En BD, je suis un fan de Esteban Maroto, Jose Gonzalez, Victor de la Fuente…

Ton art est à la fois ton travail et ta passion. Comment fais-tu la part entre les deux?

 Trouver la balance était assez difficile il y a quelques années, quand je devais prendre systématiquement tous les contrats qui m’étaient proposés. Ce n’était pas toujours du travail d’illustration très intéressant! Aujourd’hui, je suis plus sélectif, donc combiner sv-bell-art-comicstravail et passion se fait plus naturellement.

Combien de temps par semaine passes-tu sur tes projets artistiques?

Je ne me suis jamais vraiment arrêté à ça! Je travaille dans mes trucs jusqu’à ce que je tombe de sommeil. Souvent, le matin à partir de 7 h je suis dans mon atelier en train de griffonner ou encrer quelque chose, fignoler quelques détails sur un tableau, etc. Habituellement, je ferme mon studio vers 23 h, minuit.

 

20464603_10159243318100790_380923954_nTu as illustré de nombreuses pochettes d’albums de groupes métal. Est-ce un genre de musique que tu apprécies? Quels sont tes groupes préférés?

Je suis un grand fan de métal! J’écoute un peu de tous les styles de musique, mais je reviens toujours au métal. Ce qui joue le plus chez moi ces derniers temps : Skálmöld, Helloween, Gamma Ray, Broken Hope, Running Wild, Children of Bodom, Amon Amarth, Celtic Frost.

Je suis un grand fan de métal! J’écoute un peu de tous les styles de musique, mais je reviens toujours au métal. Ce qui joue le plus chez moi ces derniers temps : Skálmöld, Helloween, Gamma Ray, Broken Hope, Running Wild, Children of Bodom, Amon Amarth, Celtic Frost.

Tu as déjà dit en entrevue avec Electric Playground que lorsqu’on fait des films indépendants on a plus de libertés, qui ne sont brimées que par le budget à notre disposition. Peux-tu approfondir sur les libertés que tu te permets lors de l’élaboration de tes films?

 Je trouve que les producteurs indépendants ont plus de liberté pour créer leurs films car ils n’ont pas les mains liées par une quantité d’investisseurs et de financiers qui veulent tous avoir leur mot à dire dans le processus de création. Plus il y a d’argent sur un film, plus il y a d’entraves créatives, et plus le film devra plaire à un vaste public. blocks_image_0_1Par exemple, si un investisseur injecte un million de dollars dans un film d’horreur, il ne voudra pas que le film soit classé 18+ parce que ça va limiter énormément sa diffusion, limiter sa présence en salles, miner les chances de vendre les droits de télédiffusion, en plus de sérieusement compliquer les ventes des droits internationaux. L’investisseur aurait peu de chances de revoir son argent un jour.

 Donc, quand l’investissement est moindre sur un projet de film, les petits producteurs prennent plus de risques, et osent sortir des sentiers battus.

19895026_10159035729880224_2739746007566930204_nD’où vient la violence dans ton art en général? Crois-tu qu’elle tienne le rôle de catharsis?

Je ne sais pas, peut-être. Je ne suis pas quelqu’un d’agressif ou de violent, c’est possible que cet aspect de moi soit évacué sous forme d’œuvres d’art. Mais de façon générale, mes œuvres ne sont pas si violentes que ça, je crois! Je me vois presque plus comme un peintre surréaliste plutôt qu’un artiste d’horreur! On ne voit pas beaucoup de sang ou de violence graphique dans mes trucs, mais on voyage beaucoup dans des mondes troublants, peuplés de créatures fantasmagoriques. Une forme d’horreur, oui, mais la violence est au mieux implicite, sinon absente.13076776_10153797597269340_5440716711753636897_n

As-tu des projets pour l’avenir? Peux-tu nous en toucher un mot?

Je travaille en ce moment à assurer la diffusion de mes bandes dessinées à travers le Québec. C’est un effort de coordination entre mon imprimeur, le distributeur, et les points de vente. J’aimerais publier mes revues de BD de façon plus assidue, mensuellement. Mais pour ça, je dois m’assurer d’une rentrée d’argent plus stable. D’ici l’automne, tout devrait être en place.

10898057_413888595436330_7199310716297826774_nQu’est-ce que tu réserves aux visiteurs du Requiem? Qu’est-ce qu’on va trouver à ton kiosque?

J’aurai avec moi pas mal de bandes dessinées! Livres, revues, affiches, et évidemment tous les films que j’ai faits à ce jour. Cinq longs-métrages, et un DVD compilation avec quelques courts. Ça, ce sont les trucs à vendre, mais le plus intéressant sera gratuit : je compte bien rencontrer plein de gens intéressants au Requiem, et échanger avec eux sur l’art, la BD et la scène de l’horreur. Je crois que je retire plus à rencontrer d’autres fans d’horreur que ce que moi j’ai à offrir!

  • Les photos de SV Bell on été prisent par ©Caroline Clouâtre.